Fatoumata Diabaté
photographe malienne
Née en 1980, Fatoumata a déjà une longue expérience de photographe derrière elle. Depuis 2005, elle est assistante au laboratoire de l’association CFP (cadre de promotion pour la formation en photographie) à Bamako. Entre 2002 et 2009, elle participe à de nombreuses expositions collectives tant dans la capitale malienne que dans diverses villes de Suisse, ou encore Dakar et très récemment l’Espagne où elle participe à un "studio ambulant".
Pour le musée Fatoumata a été choisie pour donner son regard sur la jeunesse malienne, sujet qu’elle a choisi de traiter en argentique noir et blanc.
Elle a réalisé également deux reportages couleur : l’un sur les femmes de Bamako et l’autre sur le pays dogon, région qu’elle visite pour la première fois en février 2009.
Christian Lallier
anthropologue-cinéaste
Christian Lallier est anthropologue-cinéaste, docteur en anthropologie sociale de l’EHESS et membre du Laboratoire d’Anthropologie Urbaine du CNRS (LAU). Il a déjà tourné plusieurs documentaires en Afrique de l’Ouest : « L’argent de l’eau » en 2007, « Chambres d’hôtes dans le Sahel » en 2001 ou encore « Nioro-du-Sahel, une ville sous tension » en 1999.
Sa méthode s’attache tout particulièrement à filmer les relations sociales observées sur le terrain.
Pour les 5 documentaires, réalisés dans le cadre de l’exposition, Christian Lallier a travaillé avec une équipe légère : un preneur de son malien Modibo Koïta et un traducteur, ce qui permet aussi à la caméra de s’intégrer complètement dans le milieu ambiant. Les tournages ont eu lieu entre octobre et décembre 2008, en deux phases : Bamako puis le pays dogon.
Production : Objectif Images, Paris
Catherine Martin-Payen
cinéaste
Catherine Martin-Payen a plusieurs cordes à son arc : consultante en projets culturels, muséographe (fondatrice de l’Atelier des Charrons), experte en médiation et réalisatrice de films. C’est à ce titre que le musée de Bretagne l’a choisie pour co-réaliser avec Kadiatou Konaté les 10 "clips documentaires" qui scandent le parcours muséographique. Catherine connait bien le Mali et d’autres pays africains. _ Comme elle le dit elle-même, l’énergie et l’enthousiasme mis dans le projet vont dans le sens de son travail actuel : la valorisation et la reconnaissance des énergies africaines. Son dernier documentaire "Mano Cha" en 2007, parle de la vieillesse au Cambodge, sujet qui lui tient particulièrement à coeur.
Kadiatou Konaté
cinéaste
Kadiatou Konaté est née à Bamako. Après des études à l’Université de Dakar, elle participe au tournage de « Yeelen » de Souleymane Cissé en 1985. Son film d’animation « L’Enfant terrible » en 1993 est très remarqué. L’œuvre de Kadiatou Konaté parle beaucoup des femmes, soulevant des questions sur leurs conditions de vie et sur leur implication dans le développement au Mali : « Femmes et développement », « Musow bemi, Rêves de femmes », documentaires sortis en 1995. Parallèlement, elle crée l’association des femmes de l’image du Mali. Avec la co-réalisation des « clips documentaires » Kadiatou a accepté de croiser son regard avec celui de Catherine Martin-Payen à la caméra, et d’apporter son expérience de femme de terrain ainsi que son sens aiguisé du cadrage.
Production : Senso films, Paris









